24 janvier 2007

Tatouage

Depuis plusieurs années je pense au tatouage. Non pas dans une problématique de ré-appropriation du corps tout simplement parce que je suis mon corps, mais de la même façon que je me coiffe (et parfois que je me rase le crâne, un peu pour savoir aussi quelle tête j'ai, je l'avoue) ou que je m'habille en cherchant à accommoder les couleurs selon mes goûts, je trouve que certains tatouages sont beaux.

La publicité de Ranx Xerox du lanceur de couteaux étant passée par là j’ai imaginé un motif tribal maori prenant toute l’épaule de la clavicule à l’omoplate.
Fasciné par la beauté formelle de l’écriture en générale j’ai pensé ensuite à des symboles chinois, je suis allé jusqu’à choisir les lettres. La signification devait être du genre : « Homme brumeux, un pied parmi les hommes », un truc comme ça, je ne me rappelle plus bien.
J’aimais bien aussi l’idée du code barre sur le poignet, histoire de me rappeler, comme Leonard Shelby dans Memento avec Sammy Jenkins, du risque de la réification du corps dans notre société fétichiste. Le message serait-il aussi bien compris par autrui ? Cette question doit forcément être posée bien sûr puisque le « beau » conditionne parfois le rapport social, à soi certes mais aux autres quand même aussi et peut-être surtout.
J'avais vu dernièrement dans le métro un homme avec un beau triangle isocèle sur l'avant-bras. Mais dans 40 ans le triangle aurait-il encore eu ses côtés droits ?

Je me dirigeais donc vers le confort douillet du choix passif lorsque l’inspiration, divine, les Muses faisant parfois le boulot, m’apporta la solution : j’ai décidé d’opter pour la simplicité et ainsi graver « I Love Mère Indigne » sur l'épaule avec un coeur.
J'attends un peu avant de passer à la cuisse.

1 commentaires:

ropib a dit…

Ne suis-je pas indigne de ne pas m'être rendu compte plutôt que je n'avais pas mis ce favori dans ma sélection de liens ?