02 mai 2008

le verbe maïeutiqre

Le seul verbe en "-qre" de la langue française avec sa conjugaison si particulière est très important, il faut l'inventer.
On pourrait le conjuguer très simplement comme s'il s'agissait d'un verbe du premier groupe mais ça me semble suspect.

Ainsi au présent, et au singulier, je pense que le "t" se suspend avec un accent circonflexe.
Je maïeûq
Tu maïeûqs
Il maïeûq
Ca me semble logique puisque l'art ne peut être revendiqué: le -tique passe à la trappe.

Au pluriel ça peut devenir compliqué. Qui maïeûq en effet ? L'exercice est nécessairement dialectique, même dans sa connotation didactique (on n'est pas soi-même à l'abri de croire savoir ce qu'on sait), aussi la forme plurielle suppose qu'on est plusieurs à s'adresser à plusieurs, dans un joyeux bordel à réguler. Le -tique redevient nécessaire, et je dirais même que l'accouchement, difficile à plusieurs et pour accoucher quoi d'ailleurs? se fait plus discret. En fait, si le rapport de force n'emporte pas tout, et c'est d'ailleurs à cette seule condition que le verbe se conjugue, il n'y a plus vraiment de point de vue didactique et maïeutiqre devient un verbe d'état.
Nous matiquons
Vous matiques
Ils matiquent
On se dit même si tout ça n'est pas purement du domaine de la technique d'organisation de réunion ou de mise en relation. Preuve en est que ce verbe est nécessaire: il devrait servir. La personne compétente en maïeutilogie, celle qui fait que les gens (disons les processus en générale puisque les personnes ne sont plus pertinentes) matiquent au mieux, est en effet recherchée comme maître-matique dans les entreprises modernes.


Au passé c'est plus simple et la référence originelle à la déesse se fait plus nette.
Je maïatiq
Tu maïatiqs
Il maïatiq
Nous maïatîmes
Vous maïatîtes
Ils maïatîrent
A l'imparfait il n'y a plus de "q" du tout, même si c'est un peu dommage puisque ça faisait tout le piment du verbe jusqu'ici.
Je maïeutiais
Tu maïeutiais
Il maïeutiait
Nous maïeutions
Vous maïeutiez
Ils maïeutiaient
Et au composé, c'est assez bizarre puisqu'il utilise deux auxiliaires différents suivant le singulier ou le pluriel. Ce n'est pas vraiment une surprise puisqu'au pluriel il s'agit d'un verbe d'état.
J'ai maïeûq
Tu as maïeûq
Il a maïeûq
Nous sommes maïaqs
Vous êtes maïaqs
Ils sont maïaqs



Le verbe se conjugue rarement au futur et je vous ferai grâce des conjugaisons des autres temps (à moins d'être sollicité). La forme impérative est néanmoins incontournable de nos jours.
Maïe
Mailletiquons
Mailletiquez
Le singulier l'est particulièrement par son côté bref et raccourci, tandis qu'au pluriel on sent la difficulté. Je pense qu'à un certain moment, autour du 16è siècle, à une époque où cette forme fut populaire dans des usages très précis, le verbe était plus ou moins confondu avec le maillage.

25 avril 2008

Arythmie


Ntq ntq ntq ntq ntq ntqntqntqqqqq
You you you you hou!
Pom popom popom
Ntq ntqntq ntq ntq ntq ntq
You you you you hou!
Pom popom popom popopopopopom popom
Dance! Weeeeelllll...
Dance! Well well well well... Dance!
You you you you hou!
You you you you hou!

Vers minuit-dix, après le printemps, j'ai l'impression que sa nonchalance, si féminine, chante plus aigu que les nuits précédentes. C'est une drôle d'impression que de sentir que le rythme n'est pas respecté sans vraiment en être sûr.

Oui, je plaide coupable et j'ai la larme à l'oeuil en écoutant Amy. Ce n'était pas prévu.

11 avril 2008

3 oeuvres uniques

La Fontaine Duchamp

Au début du 20è siècle Marcel Duchamp découvre (ou invente) le ready-made, un objet déjà fabriqué industriellement et esthétiquement neutre, si cela peut vraiment avoir un sens, qu'il déclare artistique à partir du moment où il est exposé.
En 1917 Marcel Duchamp propose pour une exposition un urinoir, banal, comme oeuvre de Richard Mutt, artiste imaginaire. Mise à l'épreuve de ses contemporains, puis grave plaisanterie, la Fontaine devient une occasion pour l'artiste de poser les bases d'une nouvelle pratique artistique qui marquera tout le siècle. Après de grands débats dans le milieu, perdue puis "restaurée" (en fait remplacée mais il s'agit justement du sujet) et enfin déclarée incontestable, l'oeuvre est ré-éxposée régulièrement à partir des années 60. Elle pouvait ainsi être vue au centre Pompidou depuis 2002.
Le 4 janvier 2006 Pierre Pinoncelli brise la Fontaine au marteau, revendiquant à son tour la créativité artistique en en repoussant à nouveau les limites. Peut-on restaurer l'objet et ainsi détruire celui de Pinoncelli ? Est-il possible de le remplacer, attendu que cela a déjà été fait et qu'il s'agit d'un produit industriel copié par milliers ? La marque du temps et les accidents attenants font-ils partie de l'oeuvre originale ? Si nous sommes passés à la société du spectacle, comme le craignait Guy Debord, et que nous essayons sincèrement de respecter les déclarations de Duchamp comme celles de Pinoncelli il est possible de voir la qualité de l'art dans la mise en scène. Car la Fontaine Duchamp ne diffère de l'objet situé à 10m, derrière une porte libellée "Toilettes", que par son exposition. On pourrait alors considérer que Pierre Pinoncelli nous en aurait fait une interprétation, comme le serait aussi l'exposition, la mise en scène, d'un autre objet industriel, par exemple celle d'un cendrier.

Le Quichotte de Ménard

Avec Jorge Luis Borges la mise en abîme se fait plus architecturale avec une étude critique d'une oeuvre fictive identique à une oeuvre réelle mais abstraite.
Dans Pierre Ménard, auteur du Quichotte, Borges invente un auteur français contemporain de Marcel Duchamp qui travaille à revisiter Don Quichotte, le célèbre roman de Cervantès. D'une transposition simple à son quotidien, l'écrivain imaginaire n'accepte pas la futilité ni celle d'une réécriture vaine dans l'Espagne d'aujourd'hui. De manière plus ambitieuse c'est dans l'Espagne contemporaine de Cervantès avec un oeil moderne qu'il se projette. Il renonce à un point de vue arrogant , oublie l'histoire qui le sépare de l'auteur originel, décide d'écrire dans l'espagnol du 17è siècle et ainsi de suite jusqu'à réécrire Don Quichotte mot pour mot. Évidemment il s'agit pour Pierre Ménard d'un travail gigantesque car il veut rester lui-même, non habiter l'esprit de son modèle, et il ne parvient à écrire que deux chapitres qui ne se suivent même pas ainsi que l'introduction du deuxième volume, autobiographique pour la vedette espagnol, invention d'un personnage narrateur pour le français incompris.
Borges ne discute même pas du plagiat. S'il voit la distinction évidente entre les deux démarches il surprend son lecteur en explicitant des différences dans les produits. La déception est même grande de voir que le travail de Pierre Ménard est inachevé, tant les bribes qu'il a laissées sont supérieures aux extraits correspondants chez Cervantès. Il faut lire Fictions, le recueil de nouvelles contenant ce Quichotte, pour apprécier la thèse de Borges mais il s'agit de reposer ici la question finale de la nouvelle: qui est à l'origine de l'art et de son oeuvre ? en replaçant le spectateur comme coauteur.

Un (auto)portrait de HPG

A la différence de Pierre Pinoncelli et Pierre Ménard, décriés, qui oeuvrent sur un matériel réputé, Hervé-Pierre Gustave, contemporain de Jorge Luis Borges, propose une révision d'une réalisation peu célèbre de Vincent Corpet (peut-être n'a-t-elle pas eu le temps de le devenir, ce qui continue de la questionner).
Dans le film 21x5 HPG met en scène, de nuit, la pénétration d'un homme dans une galerie d'art, la pénétration d'un homme dans une oeuvre d'art, la pénétration d'un homme dans une femme. Le lendemain l'exposition a lieu devant un public, lui-même filmé et ainsi (re)mis en scène, qui en découvre la souillure et le film de la scène.
La peinture défoncée par le sexe de l'acteur-metteur en scène, représentant un homme vaguement ressemblant, est donc détruite tandis qu'en contrechamps tourne une vidéo d'un artiste qui se prostitue lors d'un de ses vernissages. HPG, à travers ce portrait boiteux, branlant, à travers le cadre de la vidéo montrée au public de l'exposition pénètre ensuite une femme en regardant le film pornographique de son alter-ego. 21x5 propose ainsi une action plusieurs fois mise en scène et 3 points de vue successifs: l'homme, la femme, le public.
Dans Minuit Dix, sur France-Culture le 25 mars 2008, HPG explique que la contrainte d'improvisation lui était donnée et qu'il n'est pas du rôle du performer, de l'artiste, d'imposer un sens à la performance. L'explication apportée est d'ailleurs très juste puisque tout son travail réside dans la spontanéité de la transgression et qu'une analyse introspective le desservirait, certes. Ce serait oublier qu'HPG est publiquement interrogé et que, acculé, il retourne simplement le spectacle radiophonique pour en proposer sa propre mise en scène, finissant de détruire la peinture comme objet du discours, l'objet comme fondement de valeur.


10 avril 2008

Texte troisième du Salut à Ondine

La fin des religions
Siegfried par à la rencontre des trois reines de la Cité barbare avant qu'elle ne soit effacée. Il passe sous la Montagne et rencontre un Dragon envoyé par le dieu qui pense à l'Homme. Celui-ci lui offre un trésor d'or scintillant au flamboiement de son souffle et le prêche glorieux qui règne sur la peur.
Siegfried refuse et combat la créature blasphémée jusqu'à la mort. Baignant dans le sang et l'obscurité, il sent soudain un poids gigantesque et, la vie revenant en lui, il ouvre les yeux pour voir une ronde déesse assise sur sa poitrine. Après avoir remis le trésor promis au secret des hommes petits, le voilà reparti sur son chemin. Il rencontre partout fortune et gloire quand la respiration du Dragon cesse d'obscurcir un soleil haut dans le ciel. Car la lumière retrouvée permet à ceux qui ont les yeux ouverts de le reconnaître et de le saluer.

Lorsqu'il arrive à la Cité barbare les mages et les grands prêtres lui demandent d'aller sur la montagne, qui, dit-on, abrite une créature maléfique. Siegfried les blesse gravement en riant de leur ignorance et conte sa rencontre avec le Dragon : comment il est mort puis comment le poids de la vie lui est retombé sur la poitrine. Mais sous le charme de Kriemhild, l'une des trois reines et adepte des vieilles croyances, il décide de gravir finalement la montagne.

Au sommet une jeune femme blonde lui apparaît. Elle rit de son histoire et lui dit être la créature décrite par les enchanteurs et les prêcheurs, qu'il devra la battre pour garder les yeux ouverts et pouvoir emporter son coeur avec lui. Alors qu'il sort son épée de son fourreau elle, insouciante, préfère le badinage. Vaincue elle chantonne en langue barbare: "Vois comme je suis surprise. Tu pourras dire que les Dieux ne sont pas invincibles, mais cela voudra dire la mort pour tous."

La suite appartient au rêve, et le mythe, déjà conté par le Dragon, s'est éparpillé dans les airs avec la fumée.

01 avril 2008

Accident


J'étais en voiture, cette nuit, et je prenais le petit ring qui fait le tour du centre-ville.
Il n'y avait quasiment personne sur la route et j'écoutais très bas un petit jazz cool de Miles. C'était à peine audible car je voulais aussi entendre le silence de la ville.

J'avais pris le petit pont, celui qui passe au-dessus du Canal de Brienne, et je sentais que ma maison se rapprochait tout doucement, une sorte de chaleur montait dans mon corps. Comme d'habitude j'étais tombé sur un feu rouge avant de tourner vers la droite, comme d'habitude je m'arrêtais et des flots de paroles incompréhensibles se mêlaient à la musique pour faire une sorte de soupe incompréhensible. Je pensais à mon enfance, quand à l'autre côté de l'appartement mon père allumait la radio. Je m'occupais seul à mes affaire, à travailler le jeu sans doute, mais je sentais qu'il y avait une vie autour de moi, une vie qui ne me regardait que de loin, des présences vagues qui s'affairaient peut-être sans ressentir le besoin qu'elles soient tournées vers moi.

Au vert je tournai, sans m'apercevoir qu'une voiture s'élançait à travers la mienne. Le métal explosait et je voyais des milliers de lumières s'embraser autour de moi. Je sentis la mort se serrer, se contracter contre moi, moite comme mon sang qui s'échappait de ma gorge.

Parfois la mort peut être brûlante.

22 mars 2008

Une expérience mémorielle: Le Seigneur des anneaux (3)

La moune, sud de la France
Un jour avant


#Erreur
En voulant reregarder l'épisode 2 (Les deux tours) afin de proposer une anticipation de l'épisode 3 (le retour du roi), le sujet s'est trompé et a regardé le DVD de ce dernier dans l'incompréhension la plus totale.
Cette confusion de support sera néanmoins intégrée aux résultats de l'expérience.
Erreur#

06 mars 2008

Pourquoi blogger ?


Pour aucune de ces raisons bien sûr (d'ailleurs si on lit bien il n'y en a que 2 dans la liste, le reste est du blabla). Heureusement il y a bien d'autre couleurs dans le monde visible, sur la partie de droite par exemple. Mais sans doute que tout ce qui est du domaine de la recherche, de l'inspiration, de la création ou de la décision, de l'action, de l'éthique ou autre est forcément subversif, suspect au minimum.

Alors ça me fait penser à la tristement fameuse pyramide des besoins, assaisonnée à toutes les sauces.
Lacan, que je n'apprécie pourtant pas à sa juste valeur, a même été jusqu'à décrire des objets aussi complexes que des noeuds borroméens. Là on en est loin et on voit assez vite l'utilitarisme qui sous-tend ce genre de modélisation.

Déjà nous existons parce que les autres nous font exister, ça ne veut pas dire que nous ne pouvons vivre sans les autres (on peut étudier les enfants sauvages), simplement que le mot "besoin" ne suffit pas pour être un sujet d'étude. Il y a bien plus de d'articulations que tout ça (allez, s'ils en avaient mis au moins une ça aurait été pas mal, là il n'y a qu'une direction, c'est moche). D'autre part la réflexivité de la conscience (conscient ou inconscient, avec majuscule ou sans, peu importe) n'est représentée que par une forme culpabilisante de l'introspection et il n'y a aucun processus actif à l'oeuvre.
Si demain nous arrivons à faire accepter que la conscience ne représente pas un gap qualitatif mais peut être mesurée quantitativement on s'apercevra que la poubelle est déjà ouverte pour accueillir ces représentations (unidimensionnelles, on pourrait déjà se douter qu'il y a une arnaque quelque part).

C'est la fin de l'Histoire, l'occasion d'éradiquer la culture d'ailleurs, d'où qu'elle soit, quand l'Homme est statique, le blogger plus que les autres encore s'il est anonyme.
Cette fascination pour le nom me semble étrange. La notion se trouve à tous les niveaux de ces représentations et pourtant n'est qu'une dimension sur 7 de l'architecture de l'individu pour les égyptiens par exemple (le corps, le nom, l’ombre, le cœur, l’akh, le ba et le ka). Quelque part la réputation de ce genre de modèles n'est pas illogique si nous sommes dans la société du spectacle puisqu'il faut pouvoir apercevoir les persona. Mais enfin il est clair qu'il n'y aura pas qu'une seule scène tout simplement parce qu'il n'y a aucune raison à ça et les intrications sont même possibles (donc obligées).

Derrière tout ça il y a une question: l'individu est-il un objet ?
Toutes les réponses, y compris le "non" direct, aboutissent à un "oui". Et il n'existe qu'une seule raison au fait que selon tous les points de vue une question ait la même réponse. En fait l'individu n'est pas un sujet pertinent, et aucune de ses productions, y compris la société, avec lui.

...

Je suis fou et je me laisse piéger moi-même par l'exercice en tentant de reconnaître à plat certains des problèmes de l'humanité, historiques (c'est un minimum):
  • l'obligation de génération
  • la création de l'intimité
  • le rapport à l'hygiène
  • la gestion du temps
  • l'articulation du langage
  • l'accumulation de capital
  • la licence de sérendipité
Ca ressemble à des choses évoluées mais sont pourtant plus fondamentales que le corps lui-même.
Je m'arrête là, non pas parce que je suis exhaustif mais parce que je pense que l'orientation est suffisamment présente.

Arret sur images est payant

Arrêt sur images est de retour.
Et il est pas content.

L'une des problématiques de l'émission TV était la constance avec laquelle elle croyait le journalisme central et même puissant (un sexe mâle ?). Tout le monde sait bien qu'il n'en est rien, qu'il pourrait à la rigueur l'être sous réserve d'un importante redéfinition, mais qu'à cela ne tienne c'était le biais cognitif de l'émission dans sa bienheureuse imperfection.

La télévision mourante a donc accouché d'un site web qui se sépare du temps et le biais attenant d'une césure. Je répondrai donc à la nemesis rupteuse, au credo surpassé par le temps inépuisable avec un comentaire elliptique: le journalisme est mort depuis si longtemps qu'il n'est plus question de savoir si c'est un bien ou un mal.

03 mars 2008

Fortunes diverses dans les médias

J'entends des femmes parler de la liberté des femmes, de la lutte pour l'autonomie et le respect, embrassant finalement l'humanité.
Ni putes, ni soumises. Ni hérissons, ni paillassons.
Tandis que je parcours mentalement toutes les voies que cette petite phrase peut-être préparée sans que cela lui porte préjudice, François de Closets prend la parole pour terminer l'émission. Il nous dépeint en un instant le choc des cultures, le choc des Civilisations (et bientôt la guerre), il propose un discours paternaliste en parlant de ces "filles" à qui l'affirmation de la morale issue de notre Nation permettra le mieux-vivre, bienà leur place.

Par erreur je zappe sur un homme qui parle. Je reconnais très rapidement Max Gallo à la référence historique folle, à sa réalité gavée de force, véridique car "stratégique".

Alors...
Alors...

Alors Juliette Binoche.
Pour tout, absolument tout.

Une expérience mémorielle: Le Seigneur des anneaux (2)

La moune, sud de la France
Un an après

La porte d'Enfer / La bataille du grand gouffre

Flandor se retrouve seul avec Sam et poursuit vaillamment sa tâche d'aller jeter l'anneau dans le feu de Sauron. Le Goulloum, qui les a suivi depuis longtemps, sauve Flandor des eaux et l'emporte dans une grotte, avec Sam sans doute puisqu'ils sont toujours ensemble. Quand Flandor se réveille le Goulloum se met à son service mais c'est un être étrange et fragile qui se tape parce qu'il se trouve méchant, et qu'il veut se punir d'exister.
Flandor se méfie et en même temps compatit. Il demande alors au Goulloum d'être leur guide vers le Gouffre de l'Enfer, le pays de Sauron. Celui-ci accepte et les voilà partis tous les trois.
Ils suivent le Goulloum pendant pas mal de temps et arrivent devant une grande porte noire. Celle-ci s'ouvre et une gigantesque armée de Roques sort. Flandor veut absolument rentrer mais cela semble difficile.

Pendant ce temps le nain sans nom, l'elfe Ewin et l'homme Grand-Pas, Ganagor, combattent les roques.

Les deux amis Trolls, futés comme tout, ont réussi à s'échapper des griffes des roques. Ils se retrouvent dans une forêt. Poursuivis, ils sont sauvés par les arbres qui n'aiment pas les Roques.
Les arbres qui furent décimés par Souriman et que certains veulent encore abattre pour forger les armes d'une nouvelle guerre, se révoltent. Ils se déracinent, se déterrent, et vont attaquer les méchants roques envoyés par Souriman tout étonné du haut de sa tour.
Souriman a encore une bataille de sorciers contre Gandolf qui est à nouveau vivant. Cette fois-ci c'est Gandolf qui gagne car il a pris la force du Karn Avalh.

A un moment Flandor a retrouvé des hommes. Les roques attaquent à ce moment là.

A la lisière de la forêt, alors qu'ils avaient retrouvé la trace de leurs amis Trolls, l'homme, le nain et l'elfe rencontrent d'autres hommes. Eux aussi sont en guerre contre les Roques pour défendre leur royaume. Ils vont ensemble à la Cité des hommes dans le Gondor.
Le roi des hommes est fou. Ganagor apprend au roi que son fils, Arnald, est mort. Mais le royaume est en péril au vu de la folie du roi, d'autant plus que ses fils manigancent pour le pouvoir. Le fils félon essaye de le manipuler, de faire tuer son frère par son père.
Le roi, très vieux, fini par mourir pendant l'absence de son fils gentil.

Il y a de nombreux combats tout le temps entre tout le monde. Les elfes viennent contre toute attente aider les hommes pour combattre les Roques.