25 janvier 2007

Pré-cinéma typique



Un homme, aux cheveux longs et dans le vent mais à la moustache et aux sourcils bien dessinés, s'avance d'un pas décidé, il est brun. Et c'est à travers champs, des coquelicots bien rouges jusqu'à la poitrine, qu'il regarde par dessus son épaule, les yeux froncés et soucieux, l'allure fière. Sur son dos une lourde besace, cet homme a de lourds habits faits de plis aux couleurs chaleureuses et mates. Ouverts pourtant, car il est plein d'audace et contraste en pleine lumière jaunie.

Une femme au visage symétrique et aux traits manifestes (pommettes saillantes, lèvres charnues, yeux bien ouverts) posé sur un long coup nous fait face. Le haut de son corps effilé est dénudé laissant apparaitre une poitrine ronde, sa jupe remonte et montre le haut des cuisses et, dans une position de marche, un creux vers un déhanchement qu'on devine le long d'une culotte en dentelle blanche. En plein milieu d'une scène commune de supermarché elle fait des courses alimentaires en abandonnant toute expression, le regard perdu.




Antithèse 2002


Une femme aux cheveux ébouriffés collés au visage avec une expression de connivence secrète, se meut de face et les muscles tendus sur une mobylette au guidon chromé. Sa robe rouge est décolletée jusqu'à montrer une moitié de mamelon d'une poitrine libre. La route, vierge de toute signalétique, simple bande de goudron fondue à même la bruyère et entourée de brousse touffue, débouche droit sur le ciel bleu. Sur le côté se dresse verticalement un phare blanc.



1 commentaires:

ropib a dit…

Je n'ai pas fait de description de la mise en relief du titre de chacun de ces films ni de leur texture même. Je crois que l'exercice d'explicitation est d'une part suffisament simple pour être répété (et expliciter le trivial est vite rébarbatif) et d'autre part la cohérence des différentes stratégies et des rapports industriels est telle qu'il y aurait redite.