18 juin 2007

Pensivité de l'homme-vrai face au paysage

La pensivité c'est cet état dans lequel nous pouvons être pensif et où, à l'occasion d'une exigence exterieur, nous pourrions communiquer ou non des pensées jusqu'alors inexprimées, avant que cet autre nous fasse devenir penseur. Elle est donc un état d'autrui, même par rapport à nous-même, et nous ne pouvons nous rendre compte de sa présence qu'en devenant intentionnel en mesurant comment un autrui idéal pourrait nous catégoriser.

Reconnaître la pensivité c'est tout de même reconnaître une distance (une distinction) et une certaine forme de non communication, lorsque la réalité n'est pas encore consensualisée, peut-être en préparation, lorsque le sujet est à l'attention de l'objet d'un discours potentiel non entrevu. L'onde émotionnelle parcours ainsi le corps sans persona toujours à l'attention du monde surréaliste qu'est le paysage. Sans existence, son essence qui nous dépasse et qui force la sensation est à l'origine du ressenti et de tout ce qui s'ensuit. Le partage ne peut alors se faire que dans le silence et, si tôt dit, la réalité s'y incarne.

L'homme-vrai, cet individu que l'on retrouve tout autour du globe, c'est celui qui ressent avant de rendre publique, sans nécessité de construire des circuits de dérivation lui permettant d'adhérer en boucle à un système pour mieux éviter d'y investir un moi plus natif. Il est lié dans un rapport au paysage et plus seulement dans la transmission de la réalité, à l'attention de ce qu'il est, de par sa nature sociale, il lui invente nécessairement un dialogue.

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Ton blog a l'air peu fréquenté , mais il y a toujours quelqu'un qui passe pour juger et apprécier ce que tu fait !
J'aime beaucoup cet article et le précedent (que j'ai lu en entier malgrès sa taille !)
Bonne continuation !

ropib a dit…

Merci pour ce commentaire sympathique. Et bienvenue alors.

Je suis content que tu aies aprécié ces deux articles très différents je crois.

A bientôt !

Fabien a dit…

Ce texte est réellement intéressant ! Il pose, de manière réfléchie, la nécessité d'un monde existant avant celle de notre pensée. Pensée qui en dérive d'une certaine manière.
"Tu es donc je pense"... Voilà une formule qui pourrait, à mon humble avis, résumer votre écrit.

ropib a dit…

Fabien, j'aime beaucoup ce que j'ai commencé à lire sur ton site.

Je vais m'y pencher sérieusement si tu permets. :)


Pour autant je t'invite à tenter des outils communautaires. Moi personnellement j'aimerais pouvoir réagir. Bon je suis allé voir Hermes hein, évidemment. Sinon je vois 2000-2001, tu as abandonné ? Tu as un flux RSS auquel on peut s'abonner ?
Non franchement ça me plait et si tu m'autorises je te mets dans "Links".

Pour te répondre... je ne sais pas. Je n'avais pas pris la chose dans le même sens et j'aurais plutôt dit "Tu me penses donc je suis". Force est de constater que c'est bien difficile de savoir que l'autre est, en revanche il nous fait exister (exprimer notre essence ? je parlerais de projection dans l'espace vectoriel pour coller à mon idée de l'idisme) par cette même nécessité de dialogue qui ferait de soi aussi un paysage si on ne répondait pas (mais je n'ai pas encore lu Gracq). Il faudrait voir aussi ce qui se passe avec les invisibles chez les amisch...

Pour moi il y a bien deux "mondes" plus que séquents: la réalité (l'espace vectoriel) et le paysage. Là-dessus se greffent tout un tas de modélisations et autres systèmes.

Fabien a dit…

Merci Ropib pour cet intérêt que tu portes à mon site. Bien évidemment, je t'autorise à le mettre en lien sur ton blog ;.)
En ce qui concerne les outils communautaires, je me suis tout d'abord dit qu'un lien vers mon adresse mail pouvait suffir. Mais je vais peut-être y réfléchir.
Pour ce qui est des années 2000-2001, je dirais qu'en réalité, il s'agit d'une première période de création, basée à la fois sur une recherche de style et une textualité pure (ou presque). Après août 2001, mon style se fit plus distinct et surtout, beaucoup plus graphique et plastique. D'où le titre "les incarnations du Verbe". Sinon, il est vrai que je ne produit plus autant qu'avant. En fait, tout dépend de mon inspiration, qui peut s'endormir pendant plusieurs mois, si ce n'est plus. Mais jamais je n'ai réellement abandonné.
Pour répondre à ta dernière question, je n'ai pas de flux RSS. En fait, je ne sais même pas trop de quoi il s'agit ! Du peu que j'en sais, je ne crois pas que cela soit utile pour mon site, du fait qu'il n'est pas souvent mis à jour.

Pour revenir à ton texte, ton "Tu me penses donc je suis" est en effet très pertinent (je m'étais plus focalisé lors d'une première lecture sur un rapport entre soi et le reste du monde, tiers inclus). Comment en effet poser son existence au monde si personne d'autre que soi n'en a conscience ? Exister sans autrui est toujours possible bien entendu (du moins le temps d'une vie), mais exister en tant que penseur (avec tout les caractères de culture et d'apprentissage que cela suppose) ? Sans dialogue, le système se paupérise et meurt spirituellement.
"Sans la présence d'un autre nous ne pouvons pas devenir nous-mêmes, comme le révèlent au scanner les atrophies cérébrales des enfants privés d'affection."
Boris Cyrulnik, De chair et d'âme.

Je pense néanmoins que l'isolement à une grande importance lors de la création d'une oeuvre, un peu comme lors de l'embryogenèse. L'émergence de l'inédit à besoin d'un développement hors système, avant de se confronter à la critique des autres. Le résultat n'est alors pas souvent viable, mais lorsqu'il le devient, c'est tout l'ensemble qui en profite.

J'aurais encore beaucoup de chose à dire, mais je crois qu'il faut savoir s'arrêter à un moment.
Encore une dernière chose, le terme "idisme", c'est en rapport à l'Intelligent Design ?

Au plaisir,

Fabien

ropib a dit…

:D

L'idisme et l'Intelligent Design ? Ma foi... si tu prends mon texte sur l'intelligent design dans lequel je dis que c'est moi le Créateur, pourquoi pas, il doit y avoir un lien. A part ça je ne crois pas du tout (mais comment y "croire"?) en l'Intelligent Design. Et d'ailleurs je suis plus intéressé par la religion polythéiste si il faut vraiment en passer par la religion. Mais je suis d'accord pour dire que ID c'est ennuyeux à cause de ça... enfin comme je le disais plus haut, si on se considère soi-même comme le Créateur alors l'Intelligent Design est valable (d'un point de vue esthétique). En fait je fais référence à l'application Identité (Id) en mathématiques. Tu trouveras plus d'informations (si ça t'intéresse) dans la catégorie Particeps et surtout mon wiki (dont je ne m'occupe plus car je ne suis pas convaincu par le service que j'ai trouvé) http://idisme.wikidot.com/.

Par rapport à ton site il est vrai que la lecture rapide sur un lecteur RSS n'est peut-être pas adaptée même s'il faut faire confiance au lecteur. Et c'est justement parce que tu le mets peu à jour que c'est un outil intéressant: sans lui on est obligé d'aller voir régulièrement si tu as mis quelque chose de nouveau tandis qu'avec un flux RSS on s'inscrit et on sera prévenu automatiquement et en direct du retour de ton inspiration (http://ropisusing.blogspot.com/2007/05/quest-ce-quun-fulx-rss.html). Je sais que l'approche de ce que tu fais peut devenir du coup complètement différente, mais une fois qu'on rend publique celui qui lit s'approprie ce qu'on produit, c'est fatal et heureux.

Fabien a dit…

Je viens de lire ta page sur l'idisme. Le texte est difficile mais à ce que j'en ai compris, je trouve ton analyse de l'identité culturelle très utile. En effet, cette dernière ne peut être que virtuelle étant donné qu'elle ne fonctionne que sur des stéréotypes. Par ailleurs, le danger d'une telle focalisation sur une prétendue "identité culturelle ou nationale" est qu'elle freine l'appropriation d'éléments de cultures étrangères. Pour nous en convaincre, il n'y a qu'à constater l'argument ridicule de Monsieur Sarkozy pour refuser sans débat l'intégration de la Turquie à l'Europe.

Au sujet de l'Intelligent Design, cela me rassure un peu de constater que tu n'y crois pas. Cependant, tout en refusant toute revendication religieuse et tout en étant convaincu de la véracité du darwinisme, on peut s'imaginer l'univers comme étant le déroulement d'un programme gagnant en complexité, et donc en intelligence. Pour ma part, je ne préfère pas parler d'Intelligent Design, car trop entâché de religiosité créatrice, mais revendiqe toutefois un certain panthéisme sans dogmatisme.

ropib a dit…

Au sujet de l'idisme je n'ai vraiment pas suffisamment avancé. Je tente actuellement une autre architecture des services proposée par Google pour inventer une sorte de wiki mais c'est assez compliqué (avec l'intégration de Jotspot qui se fait attendre).

Sur "l'identité culturelle" je suis en train (mais c'est long, je ne suis pas pro) de procéder à des interviews au sujet de la culture qui permettront je pense d'aborder plus sereinement le débat.

Sur "l'identité nationale" je trouve que Sarkozy est bien entendu en dessous de tout comme je l'avais prévu. C'est à dire qu'il ne sait pas ce qu'est la Nation, il ne sait pas ce qu'est l'identité... mais quand bien même il saurait l'articulation entre les deux le dépasse et d'ailleurs il a préféré ne plus s'en soucier. Ce qui est dommage car je pense que la problématique est réelle.

Su l'intelligent design je pense que tout le monde a le droit de se créer sa propre modélisation du monde: il faut bien se représenter l'espace vectoriel pour pouvoir s'y projeter, c'est à dire en connaître vaguement une base. Je pense personnellement que la vie n'a aucun sens, c'est à dire que Kierkegaard parle du désespoir sans se rendre compte que l'espoir contient implicitement l'idée de désespoir et inversement. Je n'ai pas d'espoir, pas de désespoir. Au-delà du nihilisme il y a l'idisme qui décrit simplement la présence d'un espace vectoriel et d'une identité qui ne peut pas s'empêcher de s'appliquer encore et encore. Aucun sens n'est nécessaire à cela, et l'univers dans lequel nous évoluons est manifestement plein de désordre loin de l'équilibre. Le polythéisme me semble donc plus esthétique, plus intélligent, plus moral, plus riche culturellement, plus logique, plus attirant... mais il s'agit là d'un goût plus que d'une conviction.

Fabien a dit…

"il faut bien se représenter l'espace vectoriel pour pouvoir s'y projeter, c'est à dire en connaître vaguement une base"
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur ce sujet. J'ai d'ailleurs traité très brièvement en introduction à mon site l'idée que chez l'Homme, la certitude relève d'une nécessité vitale, même si elle ne couvre rien de réel. La représentation prime, face à la Vérité. Il y a d'ailleurs énormément à apprendre du pragmatisme de Peirce qui affirmait qu'une chose était vraie, à partir du moment où elle était communément admise.

Il y a, je trouve, un peu de Heidegger dans ta pensée. La question de l'être face au monde semble te préoccuper au plus haut point, non ?

En ce qui concerne le sens de la vie. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi, bien que je comprenne ton point de vue et que je le respecte (car il reste vrai dans un certain sens).
En fait, je ne crois pas que le fait de dire que la vie ait un sens ou pas, ait un... sens. En effet, la vie est. Point. Dire qu'elle ait un sens ou pas, c'est partir sur la question à peine sous-entendue de l'existence d'un Dieu créateur primordial. La question reste encore hélas insoluble pendant de longues décennies (si ce n'est bien plus).
En revanche, la vie se donne du sens. En effet, l'univers se façonne d'intentions. Dans ce sens, on peut alors dire que la vie peut avoir un sens, celui que l'on désir lui voir attribuer. Et c'est justement cela qui est magnifique ! Bien que je ne crois pas au libre-arbitre, on peut toutefois se sentir acteur de l'avenir ! Par contre, je crois que tout le monde à un rôle à jouer. Aussi bien les épicuriens sceptiques que les dogmatiques austères. C'est la diversité des points de vue qui procure la meilleure des attitudes.

ropib a dit…

Je pense hélas (ou tant mieux) que s'il y avait la certitude d'un créateur cela n'enlèverait absolument rien à l'absence de sens à notre niveau. Et, mais là il est vrai que c'est du domaine de la croyance, je pense que si un créateur peut éventuellement exister il ne maîtrise rien non plus.

Sur la diversité des points de vue je suis assez fana de Prigogine alors je crois aux vertus de l'entropie et de l'organisation loin de l'équilibre.

Heidegger ? Oui il me semble aussi... il faudrait que je le lise. Mais je crois qu'il est un peu limité parce qu'il n'aborde pas le paysage qui est malgré nous (dont la preuve est le surplus sémiologique abordé par les artistes qui se situent à l'avant-garde de la vectorialisation en tant que créateurs d'outils tensoriels, c'est à dire en tant que perturbateurs de modélisation). Il faut que je lise... c'est dur de ne pas pouvoir atteindre la complétude non ? :)

Fabien a dit…

Désolé de ne pas pouvoir être davantage disponible sur le web. Entre mon taf et mes travaux de réaménagement de mon appartement, je n'ai que peu de temps libre (hélas !).
J'aime beaucoup ta définition de l'artiste comme créateur d'outils tensoriels et perturbateur de modélisation. Je pense que c'est une idée qui aurait le mérite d'être creusée.
Au sujet de la complétude, il faut savoir qu'en l'atteignant, nous serions Dieu. Le temps n'aurait alors plus de raison d'être (il serait peut-être même devenu inexistant étant donné que notre rapport à l'autre ne serait plus qu'un rapport à un autre intégralement connu, et donc à un autre intériorisé devenu élément de soi. Le monde étant devenu soi, le temps, qui est manifestation d'interactions, ne serait donc plus).
Je pense toutefois que nous tendons vers cette complétude bien que nous ne l'atteindrons en effet jamais. Il est tout de même bon de penser que par le biais de l'homme, le monde peut se diviniser quelque peu.

ropib a dit…

Il y a tout un tas de choses qui sont inintéressantes avec la complétude, en effet. En cherchant à s'améliorer, en cherchant à toujours comprendre plus, en cherchant à atteindre l'autre intellectuellement ou sexuellement, on essaye de s'en rapprocher. Pour autant par rapport au peu de la divinisation je ne suis pas d'accord car la finitude, même lorsqu'elle s'agrandit, ne progresse jamais vers l'infini. Enfin je crois comprendre que nous sommes d'accord sur tout ça quand même, globalement.

Je tombe en ce moment quelques fois sur des émissions de radio avec, je crois, Marguerite Yourcenar comme invitée principale. Et elle m'énerve parce qu'elle se positionne en tant qu'artiste. Or je ressens ma définition comme juste (peut-être à tord, mais c'est un sentiment, donc il faudrait m'expliquer si je me trompe pour que je puisse saisir vraiment la chose) c'est à dire qu'on ne peut pas se sentir soi-même artiste attendu que les outils tensoriels que l'on propose sont connus de soi. Il peut y avoir surprise, et c'est cela qu'on appelle l'inspiration je crois, mais pas jusqu'à pouvoir créer des choses qui nous sont étrangères à ce point là. Tout au plus on est un artisan habile, et, donc, inspiré.

Se revendiquer de ce qu'on peut apporter à autrui... c'est de la vente. On montre la crédibilité de sa démarche et son côté nouveau. La vente me déplaît je dois dire car il y a manipulation du processus de projection... après rien d'étonnant à ce que l'influence consumériste nous pousse dans un espace transitionnel et infantilisant. Je n'ai pas encore toute la finesse de l'articulation mentor/menteur qui est à l'origine de cette manipulation de projection.
Peut-être qu'on peut garder le mot "transitionnel" pour les parents qui visent à augmenter l'espace transitionnel jusqu'à ce qu'il adhère à l'espace vectoriel en direct mais choisir le mot "homothétique" dont l'objectif serait de nous dimensionner de force, ou plutôt de manipuler la mesure que l'on a de nous même me semble séduisant. En l'occurrence Marguerite Yourcenar en s'appelant elle-même artiste nous force à la prendre en compte comme productrice objective de nouveauté (cognitive, attention: nous pouvons n'avoir jamais vu quelque chose sans qu'il y ait après cette découverte une modification des principes heuristiques qui font partie de notre champ tensoriel), il y a alors une injonction à consommer cette nouveauté pour atteindre un niveau de conscience plus élevé à coup sûr. On pourra, une fois la propriété acquise, se flatter d'avoir une dimension plus grande... C'est un argumentaire de vente, et on remarque que l'effet est que le consommateur se tourne vers lui-même.

Fabien a dit…

Bonjour Ropib,

La différence entre l'artiste et l'artisan est en effet parfois très ténue. Je pense moi aussi que bon nombre d'artistes ne sont en fait que des artisans (dans la mesure où il n'y a qu'interprétation ou variation sur un thème).
Au sujet de la création de nouveaux outils tensoriels, il faut savoir qu'elle a déjà eux lieu artistiquement, au moins une fois : lors de l'invention de l'écriture. Je reste persuadé qu'une invention similaire peut encore se produire, mais je ne pense pas qu'elle sera issue d'un seul individu, mais plutôt d'une masse importante d'individus. Par ailleurs, cette révolution (si elle a lieu) sera très certainement inconsciente, du moins en partie.

Au sujet de la vente, je n'ai pas trop d'a priori négatif, c'est une chose nécessaire. Seulement, elle peut en effet devenir malsaine lorsqu'elle touche à l'art, la science ou la religion. Bref, lorsqu'elle touche aux productions de l'esprit. Malheureusement dans notre société occidentale, l'art a perdu de sa force créatrice spirituelle, en particulier depuis la Renaissance, de part justement ce côté pécunier (mais cela ne veut pas dire que les artistes de l'après moyen-âge ne sont pas dignes d'intérêt, loin de là). Il y a eu néanmoins un réveil salvateur au cours du XXème siècle (et même un peu avant grâce au Romantisme), dont le summum reste le Surréalisme.
L'art contemporain conserve encore cet intérêt, mais tend à s'essoufler et à se mordre la queue, car évoluant dans un milieu décharné spirituellement.
Je ne pense pas cependant que l'on puisse sortir du rapport consumériste de l'art (comme de tout autre production). En effet, dès qu'il y a acquisition d'expérience esthétique ou intellectuelle, il y a nécessairement consommation. La vie nécessite qu'un individu se nourrisse des autres, d'une certaine manière. Dès qu'il n'y a plus consommation, il y a mort (mort physique ou mort de la personnalité) ; et cela, les capitalistes l'on bien compris. Il reste à espérer un retour du désir vers l'esprit, au détriment des biens matériels. Avec la nouvelle donne environnementale, la chose reste possible.